David Labarre revient sur son ascension de l'Aneto

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L’anéto, une première étape. 

Nous sommes le mercredi 27 juin, il est 4 heures du matin. 

Après 1 an de travail pour organiser ma première expédition, nous sommes tous partis vers le sommet des Pyrénées : l’Aneto.
 Il fait nuit, je ne vois pas plus loin que le bout de mon nez, mon guide Simon sera mes yeux pendant toute cette aventure. 

Les premières heures sont sur un terrain escarpé et compliqué pour moi. Je me cogne plusieurs fois les genoux sur quelques cailloux mais nous avançons bien. 

A 7h30, nous atteignons notre premier objectif : le portillon supérieur - une grande barre rocheuse avec une brèche au milieu qui nous permettra de descendre quelques mètres plus bas afin d’entamer la marche d’approche pour l’ascension du glacier. 

Mais pour l’instant c’est la pause bien méritée, nous nous restaurons après 3 heures et demi de marche. 

20 minutes plus tard, nous décidons de lever le camp, nous chaussons les crampons pour 2 bonnes heures de marche jusqu’au pied du glacier. 

Je ne m’attendais pas à ce que cette dernière partie soit aussi longue et aussi dure car il faut dire que j’ai laissé beaucoup d’énergie sur les premiers mètres. 
De plus, les lunettes de soleil sur le nez ne me facilitent vraiment pas la tâche. 

Le pied du glacier atteint, le plus compliqué pour moi commence car je vais devoir puiser au plus profond de mes ressources physiques et mentales. 

Pour l’anecdote je demande souvent à Simon combien de mètres il nous reste à parcourir et il me répond « environ 20 mètres ». Mais je sais pertinemment qu’il en reste beaucoup plus. 

Arrivés au pas de Mahomet, une dernière difficulté à franchir pour moi et mon équipe: une imposante barre rocheuse de 60 mètres de long à escalader pour atteindre le sommet. 

Contrairement à ce que j’imaginais, je franchis cet obstacle sans trop de difficulté, me repérant surtout avec mes mains, accrochant les prises sur la paroi. 

60 mètres plus loin, nous sommes enfin arrivés sur le toit des Pyrénées.
 Pendant une heure, nous savourons tous ensembles notre réussite collective, l’instant présent. 


David, bien entouré, au sommet de l'Aneto


Personnellement, j’ai ressenti cet immensité, bien que je ne la vois pas. 

A travers cette expérience, j’en ai beaucoup appris mais ce je retiendrai par dessus tout, c’est que dans une expédition, le sommet n’est pas le sommet, le sommet est le refuge, car, oui, il faut descendre et à part des bonnes parties de rigolades en culing (descendre le glacier sur les fesses), le retour a été extrêmement éprouvant pour moi car n’y voyant rien, je dois être tout le temps gainé et en tension pour m’adapter aux situations de la montagne. 

Après 10 heures et demi de marche allé-retour et deux cols franchis, nous revoilà enfin de retour au refuge vers 16 heures.
 Bizarrement, à 20 heures, tout le monde avait mangé et était au lit. 

A travers cette première expérience qui m’a extrêmement renforcé, je tiens à remercier Altissimo qui m’a permis de m'initier à ce sport que je ne pratiquais pas : l’escalade, afin d’être performant dans toutes les situations en montagne et de réaliser financièrement ce premier projet.
 Merci aussi à Vincent, mon professeur d’escalade, de m’avoir transmis tout son savoir. 

Je remercie également le Toulouse Football Club d’y avoir financièrement contribué. 


Revivez l'ascension de David en vidéo : David Labarre au sommet de l'Aneto

Le coaching de Vincent en vidéo :